Le genre de la romance YA : genre incompris ou fantaisie absolument terrifiante ?

Pour aussi longtemps qu’a existé la littérature, de nombreuses histoires d’amour ont été écrites. Certaines, telles que Roméo et Juliette, Orphée et Eurydice ou encore Elizabeth et Darcy (Orgueil et Préjugés) ont façonné la représentation et la vision de l’amour et des romances, et restent dans les mémoires comme étant des chef-d’oeuvres jusqu’à aujourd’hui. Pourtant, certaines histoires d’amour développées lors de ces dernières années ont teinté les mémoires comme étant des horreurs (Twilight, 50 Nuances de Grey, 365 Days…). Mais qu’est-ce qui rend ces histoires aussi horribles et mal reçues ?

 Nous sommes en Février (enfin, Mars au moment où cet article sera publié) – et qui dit “Février” dit aussi “Saint-Valentin”, qui dit “Saint-Valentin” dit “amour”, qui dit “amour” dit “histoire d’amour”. Alors, il ne semblait qu’évident que je devais écrire un article sur les histoires d’amour. Toutefois, je ne vais pas discuter dans cet article les grands classiques où les histoires d’amour sont dépeintes avec brio ; des grands poèmes de l’Antiquité tels le mythe d’Orphée et Eurydice ou des romans révolutionnaires de Jane Austen (Orgueil et Préjugés) en passant par les deux amoureux Shakespeariens que sont Roméo et Juliette ; ceux-là constituent tout une autre discussion. En effet, dans cet article je parlerais plutôt du côté sombre du genre de la romance, celui qui reçoit (de manière justifiable ou non) une pluie de critique intarissable ; je parle bel et bien du genre de la romance actuelle, ou “romance YA” (Young Adult).

 Tout d’abord, il ne me semble qu’approprié de commencer par éclaircir certains termes. La catégorie YA, abréviation de “Young Adult”, ou “Jeune Adulte” en français, est une catégorie de romans qui s’inscrivent entre la littérature jeunesse et les romans adultes. En effet, cette catégorie s’adresse surtout à une démographie d’adolescents et de (comme son nom l’indique) jeunes adultes, les âges variants respectivement entre 12 et 30 ans.  La spécificité de cette catégorie de romans est surtout comment ils sont écrits ; en prenant pour protagonistes des personnages adolescents où à l’université et en picorant de différents et multiples genres littéraires (par exemple, Hunger Games et Nos Étoiles Contraires s’inscrivent tous les deux dans la catégorie YA, malgré le fait qu’ils soient tous les deux de deux genres très différents), les romans YA ont l’avantage d’avoir une très grande diversité, ce qui leur permet de rester populaires sur les marchés. 

 Toutefois, un genre semble être plus populaire que les autres dans la communauté YA ; le genre de la romance. Ironiquement, c’est aussi dans ce genre particulier que les critiques et le dégoût semblent fuser. Laissez-moi toutefois remettre les pendules à l’heure ; il est vrai que certaines romances YA, telles que Nos Étoiles Contraires, sont excellemment bien écrites et méritent amplement leur popularité. Mais il existe aussi d’autres romances YA qui sont communément regardées comme les pires romans qui auraient jamais pu être écrits ; et c’est exactement de ces romans dont je vais parler aujourd’hui et vais essayer de déterminer l’origine des critiques. 

 DISCLAIMER : Cet article est à moitié critique, moitié billet d’humeur de ma part ; je serais alors totalement subjectif ici. Mes opinions ne sont pas objectivement la norme, si vous aimez les ouvrages qui vont suivre, je suis très heureux pour vous – remarque, j’ai moi-même beaucoup de respect envers Twilight et Stephenie Meyer, maintenant que j’ai vu ce qu’il y a d’autre dans ce genre. Ici, je ne fais que pointer ce qui me dérange et dérange le public à propos de ces ouvrages et les critiquer. Si vous n’aimez pas la subjectivité, n’êtes pas d’accord avec mon opinion ou n’appréciez pas l’émotion dans un article journaliste, ceci n’est pas l’article pour vous. J’ai autant le droit de montrer mon opinion que vous, et vous êtes complètement responsables du contenu que vous consommez. 

I- Twilight, l’allumette flambante dans une forêt de bois sec :


 Commençons par le début de tout ce phénomène : la saga Twilight. Cette saga vient de fêter ses quinze ans en 2020 (à cette occasion, justement, est sorti Midnight Sun, Twilight de la perspective d’Edward Cullen) étant sortie originellement en 2005, est une saga de romans fantastiques et sentimentaux écrits par la romancière américaine Stephenie Meyer. Cette saga suit la romance entre une lycéenne du nom de Bella Swan et un vampire nommé Edward Cullen. Naturellement, dit comme ça, cette prémisse semble intéressante, pourrait peut-être mener à une intrigue nouvelle et une relation convaincante. Toutefois, l’application de cette prémisse met un point d’honneur à nous détromper.

 Tout d’abord, de nombreux aspects de Twilight sont dérangeants et creepy (une qualification qui est devenue la plus grande critique de cette saga). L’aspect le plus évident – et le plus grave – est le comportement d’Edward (en plus du fait qu’il ait 117 ans alors que Bella en a environ 16, même si Edward ressemble et pense somme un ado de 17 ans) : son attirance envers Bella est issue du fait que ses pouvoirs de télépathie et de lecture des esprits de vampire ne fonctionnent pas sur elle, et que – accrochez-vous – l’odeur du sang de Bella est addictif pour Edward, qui le compare à de l’héroïne (la drogue, bien sûr), et cela lui donne envie de l’éventrer et de se baigner dedans. Et si ces jolies petites pensées ne sont pas assez claires de ce qui ne va pas avec Twilight, ne vous inquiétez pas, il reste encore beaucoup de contenu à disséquer ! Notamment le fait qu’Edward va littéralement pénétrer dans la chambre de Bella et la regarder dormir, admettre ouvertement à la stalker, ou encore pire, admettre devant elle qu’il a tué des personnes pour se nourrir. Et le pire est qu’après qu’Edward ait dit tout ça, Bella va répondre qu’elle s’en moque et qu’elle l’aime toujours. Et ces pensées et ces réalités sont toutes montrées comme étant une relation qui est supposée fonctionner et être stable, malgré le non-respect évident qu’à Edward pour Bella, où comment Bella ne semble pas voir les grands panneaux avec des lettres en néon sur lesquels sont marqués “DANGER” qu’émet Edward !

 Naturellement, c’est cette dynamique qui constitue la plus grande critique envers Twilight ; évidemment, je n’ai rien à redire par rapport à cette critique, la relation entre Edward et Bella est extrêmement instable et ne devrait pas être présentée comme romantique. Toutefois, je trouve que certaines autres critiques semblent tout droit sorties de nulle partet trahissent une certaine rapidité de jugement hypocrite. Tout d’abord, certains se plaignent que la relation entre Edward et Bella est trop rapide pour être crédible. Non seulement cette critique semble négligeable à mon sens face à tout le reste de la relation Bella-Edward, mais je la contrerai aussi par le fait que nos protagonistes agissent comme des ados ; à l’adolescence, les émotions sont exacerbées, on tombe amoureux pour un rien et on est extrêmement mélodramatique par rapport à tout ; il serait donc évident que la relation soit aussi rapide, vue ces facteurs. Mais bon, même si Twilight reçoit une haine disproportionnée à mon sens, cette saga est comparable à du Jane Austen par rapport à ce qui suit.

II – 50 Nuances de Grey, le jerrican de carburant arrosé sur le bois sec :

 Dans la suite de Twilight (et de la carrière de Stephenie Meyer), une humiliation à toute l’histoire de la littérature et de la fanfiction est apparue : 50 Nuances de Grey. Écrite par cette clown qui se croit écrivaine du nom d’E.L. James, aussi connue sous le nom de Snowqueen Icedragons, cette trilogie avait tout d’abord été postée sur Internet en tant que fanfiction érotique de Twilight, avant de devenir 50 Nuances de Grey alors qu’E.L. James n’a rien fait d’autre à part changer les noms (de “Bella” à “Ana” et de “Edward” à “Cristian”). Et ce rassemblement de mots (c’est le seul titre que mérite 50 Nuances, sorry not sorry) continue bien dans le côté “relation qui ne devrait pas être romantique” qu’établit Twilight, et va jusqu’au niveau de “relation abusive et manipulatrice”.

 Mon exemple favori de ce genre est une scène où Cristian offre à Ana un contrat qu’elle doit signer pour commencer leur relation (oui, bien sûr, ce n’est pas du tout un mauvais signe Ana, tu devrais totalement faire confiance), et il est stipulé clairement dans ce contrat que Cristian va contrôler la quantité de nourriture et d’eau qu’Ana consomme, en plus de contrôler comment elle s’habille, se coiffe et se maquille, ses séances de sport et ses séances de beauté au spa, et il stipule aussi qu’Ana ne soit rien d’autre à part un objet qu’il peut utiliser pour son propre plaisir. N’est-ce pas juste la relation la plus romantique, juste et équilibrée au monde ? (désolé si vous n’appréciez pas mon sarcasme, c’est soit ça, soit je me mets à pleurer de dégoût et ne pourrais jamais finir cet article à temps.) Mais bon Dieu ce n’est pas fini, loin de là. Cette fois, devinez pourquoi Cristian agit de cette manière, et devinez pourquoi il est attiré par Ana ? Il agit comme il le fait parce qu’à l’âge de 15 ans, il a été violé de multiples fois par une des amies de sa mère adoptive (cette amie a quoi ? 45 ans, et l’a violé alors qu’il en avait 15 ? oui, bien sûr, c’est pas du tout de la pédophilie, ça), et le pire étant qu’il est reconnaissant envers celle qui l’a violé. Oui, je ne vous mens pas, il est reconnaissant. Et maintenant, préparez-vous ; Cristian est attiré par Ana parce qu’elle ressemble à la mère biologique de Cristian, qui est morte d’une overdose et l’a laissé tout seul sans aide pendant quatre jours – il veut donc ainsi se venger de sa mère en étant particulièrement violent et sadique envers Ana. Et cette relation est montrée comme romantique. Est-ce que j’ai besoin de développer encore plus ?

 Bien sûr, 50 Nuances de Grey a reçu la haine adéquate par rapport au niveau de magnifique romance qu’il y a dedans. Sérieusement, en tant qu’écrivain de fanfiction moi-même, je hais cette horreur plus que tout, non seulement parce que 50 Nuances est objectivement horrible, mais aussi vu comment 50 Nuances a vraiment porté un coup fatal à la réputation de la fanfiction (qui n’a jamais eu une très bonne réputation pour commencer) ; aux yeux de tous, la fanfiction n’est qu’un ensemble d’ordures remplies de masochistes réprimés qui écrivent des fantaisies horribles, tout cela dû à cette opportuniste d’E.L. James et de son assemblage de mots idiots qui cherchait juste la popularité parmi les fans de Twilight ! Et d’autres travaux comme After ou 365 Days ne font rien d’autre qu’encore plus remettre cette idée dans l’esprit du monde ! Mais encore, croyez-moi, malgré ma haine sans bornes envers cette abomination d’une fan – fiction, je suis prêt à admettre que 50 Nuances de Grey n’est pas le pire de son genre, et que l’on a des choses encore plus horribles.

III – 365 Days, L’alcool largué sur le feu de carburant brûlant :

 Alors, nous y voilà. 365 Days, la trilogie de romans qui semble d’accord avec l’idée de montrer sous une lumière romantique l’enlèvement, le viol et même l’esclavage sexuel. Je ne vais pas m’étendre là-dessus (notamment parce que chaque seconde que je passe à penser à cette horreur est une que je considère comme perdue) ; 365 Days a été écrit par une femme polonaise du nom de Blanca Lapinska (je ne sais pas si c’est comme ça que son nom s’écrit, mais je m’en moque, la personne qui a crée ces livres d’horreur et essaye activement de les passer comme des romances ne mérite pas mon respect). La trilogie suit une romance invraisemblable entre une femme polonaise nommée Laura Biel et un kidnappeur-violeur-sadique-mentalement dérangé de mafieux au nom de Massimo ; celui-ci parvient à la faire tomber amoureuse après qu’il l’emprisonne chez lui et la traite comme un esclave (alors, je n’ai jamais été amoureux par le passé, mais je sais que ce n’est pas ça l’amour). Bien sûr, je suis certain que vous avez déjà forgé une opinion plus forte encore par vous-même que si j’avais essayé de vous convaincre. Je ne comprends honnêtement pas comment Netflix ait pu accepter une adaptation cinématographique de cette horreur, mais d’un autre côté, Netflix nous a aussi donné des horreurs du style de Cuties, donc je ne sais plus quoi croire, honnêtement.

IV – Feu + Carburant + Alcool = Explosion :

 Naturellement, ces trois travaux ont été largement critiqués à travers de nombreuses sphères sociales et ont entraîné de nombreux scandales littéraires et cinématographiques. Je ne critiquerai pas les deux  derniers ici pour la simple raison que leurs problèmes sont plus qu’évidents. Je veux surtout prendre dans un certain sens la défense du cas de Twilight en 2005, et le défendre contre la vague de haine disproportionnée qui continue encore à le toucher jusqu’à aujourd’hui.

 Certains critiques prennent pour cible Bella, et le fait qu’elle n’a absolument aucune personnalité. Et certes, c’est vrai, elle n’a aucune personnalité, mais de nombreux autres personnages de la pop-culture n’en ont aucune. Prenons par exemple Superman ; il n’a aucune personnalité à part “une bonne personne” ; pourtant, personne ne va aller pointer Superman du doigt et l’accuser d’être “sans-personnalité”. Ce phénomène se retrouve partout dans de nombreux personnages masculins dans des pièces de médias (anciennes et nouvelles) ; Ethan Hunt de Mission Impossible, Superman, Beowulf, Hercule… Pourquoi tous ceux-là ne sont-ils jamais publiquement détestés pour leur manque de personnalité alors que Bella Swan reçoit toutes les critiques du monde ? Cette critique adressée à Bella montre plutôt un clivage du point de vue de la société, et de son jugement ; la personnalité semble ne pas importer à la société pour un film dirigé vers une audience masculine, tandis que la société va s’acharner de critiques sur une pièce de média destinée à un public féminin si tous les personnages n’ont pas la même complexité que Zuko. Certes, ces critiques hors-sujet pourraient être portées spécifiquement à Twilight parce que l’on cherche une raison pour détester cette saga, mais mis à part le fait que cette saga a des critiques justifiées sur lesquelles on peut s’appuyer pour la détester, cette critique de manque de personnalité a déjà été jetée à la protagoniste de Nos Étoiles Contraires, un roman qui a surtout été adoré par un public majoritairement féminin et adolescent malgré le fait que ce roman est un chef-d’oeuvre – et puis, bien sûr que les jeunes vont adorer, c’est pas pour rien que c’est marqué dans la catégorie YA ! Voilà pourquoi j’argumenterai que Twilight n’est pas aussi mauvais que les critiques le laissent penser ; certes, Twilight contient de nombreux éléments problématiques, mais il y a aussi des éléments fascinants dedans et une grande haine qui s’est accumulée sur cette série parce qu’elle a été appréciée par un public largement féminin. 

 Il s’agit ici d’un des problèmes que pose le label “YA”, surtout dans le genre de la romance : tout le monde ne semble voir que les pires travaux du genre et semble appliquer la même idéologie à tout le YA. Certes, le YA a une très grande part du marché à ses pieds, mais le public général semble tout de même mal comprendre le label, s’imaginant que nous sommes tous des dépravés aux fantaisies absolument inhumaines, alors que c’est tout simplement faux. J’ai remarqué que cette même incompréhension envers le genre YA est très similaire à la haine que j’ai vue envers les fanfictions après que 50 Nuances de Grey soit publié ; on applique les principes d’une seule ordure parmi des bijoux et on s’imagine que toutes les fanfics sont pareilles ; et, en tant qu’écrivain de fanfics, ça me gave : on n’est pas des fous aux fantaisies dégoûtantes réprimées, on est juste des écrivains qui ont envie de créer leur propre contenu à partir de pièces de médias que l’on aime, c’est tout.

 Toutefois, quand j’entends quelqu’un dire que 50 Nuances de Grey ou 365 Days, ou même Twilight pour le fait, sont des fantaisies, je ne suis pas totalement opposé à leur idée. J’ai aussi remarqué un phénomène étrange, et qui pourrait expliquer la popularité de telles pièces de médias : la fantaisie et le self-insert. Le self-insert est lorsqu’un personnage est écrit pour ressembler à l’auteur ou au lecteur, pour que ce dernier puisse se mettre dans l’histoire et être le personnage principal ; et cela semble particulièrement évident en rétrospect. Lorsqu’on met ensemble tous les différents petits signes, tout s’illumine et on en a enfin la preuve ; je mentionnais plus tôt que Bella, de Twilight, n’avait aucune personnalité et essayais de la défendre contre ce point ; mais lorsqu’on place cela à côté du fait que sa description physique est suspicieusement similaire à celle de son auteure, Stephenie Meyer, je ne peux qu’arriver à cette conclusion ; Bella est probablement un self-insert de Stephenie Meyer qui s’imagine une affaire torride avec un vampire éternellement beau et le manque de personnalité est là pour permettre au lecteur de se projeter sur Bella. Ce genre de petits indices et procédés littéraires en dit long dans ces travaux, et il faut avoir l’oeil pour les remarquer ; la ressemblance physique entre Bella et Stephenie Meyer dans Twilight, la connexion de nom entre Blanca Lapinska et Laura Biel dans 365 Days (Blanca et Biel sont deux termes polonais pour dire “blanc”), en plus du véritable manque de personnalité d’Ana dans 50 Nuances de Grey, et de plus de procédés littéraires qui forcent le lecteur dans la place de ces protagonistes, tels que la narration à la première personne du singulier lors de chaque récit.

 On comprend donc que dans ces œuvres, les protagonistes sont des self-insert qui permettent au public de se projeter dans l’histoire. Or, si on ajoute ce fait en plus des attitudes pour le moins problématiques des partis avec lesquelles l’héroïne finit par tomber amoureuse et la grande popularité de ces histoires dans le genre de la romance, je ne pense pas qu’il faille être un génie mathématique pour comprendre qu’il y a clairement une démographie qui aime ces histoires. J’ai aussi remarqué que généralement, la démographie la plus intéressée par ce genre de littérature sont les femmes dont la vie sexuelle est réprimée. En prenant tout ça en compte, je suis arrivé à la conclusion suivante: des écrits comme 50 Nuances de Grey ou 365 Days sont des fantaisies sexuelles pour les femmes qui pourraient être comparés à la consommation de contenu pornographique chez les hommes. Et tout comme le porno, ce genre d’écrits est intentionnellement aussi dépravé et violent ; pour stimuler une réponse sexuelle plus grande du côté du consommateur.

 Toutefois, je me sers de cette conclusion pour revenir sur un point que j’avais touché dans mon paragraphe à la défense de Bella ; le double jugement de la société sur les choses basées sur la démographie à laquelle ils sont adressés. Ce genre d’écrit fait notamment un énorme scandale et teinte des réputations en plus de projeter des haines incommensurables aux personnes qui en profitent ; tout cela parce que c’est orienté aux femmes. Mais si l’on prend par exemple les magazines Playboy ou les nombreuses fois où il y a eu du fan service féminin dans les films (oui, je te vois, Suicide Squad), qui ont pour démographie cible les hommes, il y a rien ; silence radio, malgré le fait que ça ait le même but que ces livres érotiques dont on fait un tel scandale. Et pour cela, je pose la question ; malgré les pures horreurs présentes dans ces pièces de médias, sommes-nous vraiment bien placés en tant que société pour les juger ?

EL HABBAB Anas 3°1

Illustration : “twilight converse” by i heart him is licensed under CC BY-NC-ND 2.0

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